
Allô maman bobo, j’ai mal à la peau!
Quel titre chantonnant pour un sujet qui fait mal…la maladie.
Votre enfant est régulièrement malade? Tous les 3 mois une fièvre, une angine, une grippe, une gastro, bref, rien de grave mais…
Mais allô maman bobo! Que vous dit-il?
Ce sujet est arrivé alors que je recevais des messages sur la victimisation. Je vous en livre ce qui m’a été donné et vous comprendrez le lien entre maladie et victimisation.
Victime est utilisée ici selon le modèle du triangle de Karpman dont Guy Corneau s’est inspiré pour écrire « Victime des autres, bourreau de soi-même ».
Être victime, engendre la passivité. Quand vous êtes victimes vous attendez quelque chose, une reconnaissance de votre statut, une attention de l’autre! C’est comme si la vie s’arrêtait de s’écouler normalement, comme si le flux de l’énergie ne vous traversait plus. Il y a une immobilisation. Parfois c’est une complaisance consciente, parfois un schéma inconscient mis en place dans la prime enfance.
Quand un enfant tombe malade, son corps parle, il dit quelque chose (le mal a dit!). Il s’immobilise et immobilise toute la famille. Et c’est bien embêtant! Nous qui sommes dans une société d’effrénés, s’arrêter c’est compliqué. Et pourtant c’est ce que demande ce petit corps. Allô maman bobo! Oui j’ai besoin de ma mère, ou de me reconnecter à son énergie: celle qui nourrit, celle qui berce, celle qui console, celle qui prend soin des besoins fondamentaux. Et si vos enfants tombent malades c’est donc bien que quelque chose manque, il est donc impératif de s’arrêter pour mieux comprendre.
Oui c’est parfois contraignant chers Parents. Toutefois, si vous prenez le temps d’approfondir, de stopper le rythme soutenu qui vous empêche de comprendre ce que le mal a à dire, d’en devenir acteurs plutôt que spectateurs vous verrez que le système immunitaire de votre enfant retrouvera vite sa vitalité. Vous prenez les choses en main! Vous donnez de la vitamine au corps émotionnel! Votre enfant n’aura plus besoin de devenir la victime qui appelle son sauveur ou son bourreau.
Ce fameux schéma, triangle de Karpman que vous tentez de démonter adultes dans vos relations, s’apprend rapidement. « Je tombe malade pour avoir votre attention » parce que « j’suis mal en petit coeur » comme dit Alain Souchon. Et si on prévenait? Prendre soin de son corps, écouter ses émotions, élever ses pensées… parfois ralentir, se reposer parce qu’on s’est perdu, on ne s’entend plus…
Si votre enfant vous interpelle souvent pour un bobo, pensez que c’est un signal d’alarme, une expression que quelque chose n’a pas été assimilée et redonnez-lui le pouvoir personnel de s’en sortir en prenant le temps de se reconnecter à lui.
Le schéma de victimisation peut se mettre en place à travers la maladie dès le jeune âge. Alors remobilisons nos forces intérieures et celles de nos enfants pour qu’ils deviennent maître d’eux-mêmes et non victimes des autres!