Skip to main content
Tombé du Ciel, Aline Fridez, bus scolaires

Les bus scolaires: c’est la jungle!

14 décembre 2019 articles0 Commentaire

D’avoir entendu ce qui se passait dans un bus scolaire, m’avait empêché de dormir pendant une nuit.

Comment est-il possible que nous en soyons arrivés là? Pourquoi personne ne prend les devants? Pourquoi le groupe d’enfants n’est-il pas repris?

Une multitude de questions tournoyaient dans ma tête avec cet horrible sentiment d’impuissance. Qui étais-je, moi, pour dénoncer, mettre en lumière des dysfonctionnements?

Je ne suis nullement concernée. Et pourtant, aujourd’hui la goutte a fait déborder le vase. Travaillant en séances avec des enfants et des parents hypersensibles, j’entends des histoires qui commencent à réellement m’inquiéter. Alors je prends la plume.

Du Jura à Fribourg en passant par le canton de Vaud et sûrement ailleurs, ce qui se déroule dans les bus scolaires en 2019 fait froid dans le dos:

  • Harcèlement
  • Gestes déplacés
  • Enfants qui se détachent
  • Grands qui font la loi
  • et j’en passe…

Les enfants y vivent leur vie de pulsions et ces dernières amènent des actions dangereuses.
Aucun adulte n’intervient ou si ! Chacun de son côté, parfois se disant que ce n’est en tout cas pas mon fils, ni ma fille qui oserait faire ça, ou que ce n’est pas de son ressort d’intervenir.

Effectivement individuellement, les enfants sont brillants, mais en groupe et sans adultes, c’est la jungle !

Cet espace de no man’s land (car finalement, les enfants sont sous la responsabilité des parents qui ne sont eux pas présents) laisse les enfants devenir la plus horrible partie d’eux-mêmes. Les conducteurs ayant pour mission de « conduire », interviennent comme ils peuvent et avec leurs outils. Les professeurs, ne sont pas non plus responsables… Qui, alors?

Ah oui, les parents qui ne sont pas présents et dont ce n’est en tout cas pas le fils, ni la fille qui ferait du mal à l’autre. Qui, alors? Personne?

Faut-il rappeler que le cerveau de l’enfant n’est pas suffisamment mature pour réguler toutes les émotions et frustrations? Faut-il rappeler qu’un cadre clair donné au groupe, oui à l’ensemble et non pas uniquement à l’enfant qui dérange ou semble mettre le bazar, permet un sentiment d’appartenance et de responsabilité? Nous prenons le bus ensemble, de manière solidaire.

Faut-il aussi rappeler que le parent qui laisse son enfant est par ailleurs absent et ne peut donc pas le gérer, ce qui soit dit en passant est normal?

Responsabilité collective? Oui, absolument mais un peu trop facile car chacun se repose sur l’autre.

Qu’attend-on pour engager – et là je m’adresse aux communes, aux cantons car ce sont eux qui ont le pouvoir, non? – des personnes formées à l’éducation qui pourraient accompagner et assurer la sécurité de tout un chacun dans les bus scolaires?

Ah oui, le coût ?

Doit-on attendre la vie d’un enfant avant de bouger et de se mobiliser? C’est peut-être moins cher?

Oui, cette année je demande un peu d’efforts au Père Noël et à ces lutins, mais j’ai vraiment à cœur, car je suis persuadée qu’il est possible que les enfants prennent le bus sans avoir mal au ventre, sans penser qu’ils seront tourmentés ou qu’ils vivront le chaos avant d’aller à l’école.

Alors Père Noël, cette année peut-on débloquer des fonds pour apprendre la bienveillance, la belle tenue, la joie dans les bus scolaires plutôt que la violence?

Tombé du ciel

Aline Fridez
Chemin de Forny 6
1148 Moiry (VD)

+41 78 645 45 09

Restez informé.e!

  J'ai lu et j'accepte la politique de confidentialité

Préférences de confidentialité | Créé avec énergie et enthousiasme par Schwarz&Co

Privacy Preference Center