
Se mettre à nu, qu’est-ce que c’est bon!
Et si je me déshabillais…et devant tout le monde ?
Non vous rêvez ! et pourtant ? Comme plusieurs d’entre vous, c’est ce que j’ai l’impression de vivre ces derniers temps.
Une mise à nu ! Comme si notre corps était exposé à qui veut bien l’aimer, l’adorer, le critiquer, le juger, le comparer, le haïr, le jalouser… Ummm on aime ça n’est-ce pas ?
Pas facile ! Parce que du coup on est vulnérable ! Heureusement les livres de Brené Brown sont arrivés à temps dans ma boîte aux lettres pour me rappeler que la vulnérabilité va de paire avec le courage… et aussi la honte… et la sensibilité… et… je n’ai pas encore terminé l’ouvrage. Il panse mes pensées de doutes. Alors je le lis avec attention et lenteur pour que la couche de pommade s’étale minutieusement partout où j’en ai besoin.
Se mettre à nu c’est effectivement accepter notre impuissante toute-puissance, nos écueils, nos failles, nos côtés sombres : chérir chaque partie de soi sans condition…
Tiens je remettrais bien un pull, pas vous ?
Une fois le strip-tease commencé, interdit de se rhabiller !
Il faut aller jusqu’au bout. Alors on retient son souffle, on ferme les yeux…et finalement sous des couches d’habits on découvre un corps criant, magnifique dans sa fragilité, beau dans sa pureté et oui, dans sa vulnérabilité. Il est unique et ne demande qu’à être vu tel qu’il est. Quand votre regard sur lui devient tendre…celui des autres le devient aussi. Finis les jugements. Je suis comme je suis. Pas toujours brillante, pas toujours empathique, pas toujours sympathique, pas toujours de bonne humeur, pas toujours rigolote…Et alors ? vous aussi ? Et bien c’est là qu’on se retrouve !
Car dans ces mises à nus, nous avons besoin des autres ! D’avoir quelqu’un pour nous donner la main, nous dire que « ça va aller, que lui aussi il connaît ça et que oui ce n’est pas toujours facile mais on en ressort plus fort, plus aimant ! »
Quand on se délivre, on remarque que chacun a ou vit une part de nous…un tout petit truc, machin de rien du tout parfois…mais ce petit truc, machin de rien du tout c’est ce qui rassemble. Solidarité humaine et vulnérable oblige.
Pour revenir à mon sujet préféré, l’hypersensibilité, je pense qu’elle nous met face, très rapidement et sans détour, à vivre cette vulnérabilité (et vous savez ce que je vais rajouter ?) et à en faire une force !
Alors toujours en chaussettes ?