S’il y a un domaine dans lequel je me sens légitime, c’est l’argent !

Enfin, le manque d’argent.
Toute mon histoire tourne autour de ce sujet.
Mon père était ouvrier et ma mère, femme de ménage…autant vous dire que les sous étaient comptés.
Tenir son budget et avoir peur de manquer sont deux choses différentes. Mais faisant partie de la grande Histoire, une part de mon transgénérationnel me raccroche à des mémoires de guerre. Ma grand-mère ayant vécu celle de 39-45, a « crevé » de faim et clairement manqué !
Alors quoi, on reste pauvre et peureux dans un tel contexte ?
Non, mais force est de constater qu’il est possible que ces mémoires, cette peur se soient inscrites et que le challenge (en tous les cas, c’est le mien) soit de vivre avec et de pouvoir la transformer.
Elle tient donc une partie importante dans mon existence. Pour la vaincre, j’ai souhaité gagner beaucoup. La radio a rempli toutes les cases. Sauf celle du plaisir et du respect à un moment donné. Du coup, je me suis engagée dans un domaine qui me plaisait, mais – et toutes les professionnelles de l’enfance en conviendront – qui reste peu valorisé (métier de femmes !) et par conséquent peu rémunéré. Alors j’ai choisi de devenir indépendante. Je vous vois sourire ! Oui, pour quelqu’un qui a peur de manquer, c’est le saut dans le vide. L’argent dépend de la clientèle, de nos réussites, de nos échecs…rien ne nous est assuré.
Comme quoi, ce n’est pas en essayant de lutter contre cette peur que se résout cette histoire. J’ai été convaincue que si quelqu’un me donnait de l’argent, je serais davantage en paix. Un leurre selon Christian Junod qui m’a accompagné dans cette pacification à l’argent, et m’a répété il n’y a pas longtemps : « Les gens qui gagent au loto ne sont pas plus heureux et en sécurité que les autres ».
C’est en soi que l’on cultive la sécurité. Evidemment. Et le travail peut prendre du temps. Ma kinésiologue me disait que les peurs transgénérationnelles peuvent être comme un flacon de parfum. On peut les libérer, mais une fois vide, le flacon sent encore…et son effluve se rappelle à nous dans les moments creux.
Avec une sensibilité comme la mienne, l’argent n’a quasiment pas de valeur (si ce n’est celle de faire peur). Quand j’en ai, je l’investis pour créer de nouveaux produits qui ont pour but d’aider les autres ou je fais des cadeaux. Quoi, vous aussi ? Est-ce que la croyance que d’être pauvre est plus noble ?
En tous les cas pas sécurisante et sûrement pas très terrienne.
Alors, j’ai décidé que ce package reçu à la naissance au lieu d’être une tare, un frein, un bad karma, serait source de créativité, de rencontres, de formations, d’échanges, de récoltes d’outils pour aider les autres…finalement et je reprends ici Christian Junod, devenir ami avec l’argent et cocréer.
Je vous laisse ici quelques ressources si vous passez par les mêmes phases :
- Notez votre intention du jour (comme une flèche, elle guide vos pensées et vous permet de ne pas retourner dans vos peurs)
- Remerciez pour tout ce que vous avez
- Emanez comme quelqu’un d’abondant et de riche (sentir dans quel état se trouve cette personne, comment il marche et vous autorisez à prendre la même posture, la même façon de penser)
- Et bien sûr libérer votre transgénérationnel et tordre le cou à vos croyances limitantes
- Et de manière très pragmatique :
- Ouvrez vos factures et réglez-les au fur et à mesure…évitez la fuite!
- Economisez même un tout petit sous tous les mois
Et si ça peut vous aider, je retrouve Christian Junod en Suisse, à Morges pour un regard croisé entre l’hypersensibilité et l’argent le vendredi 27 septembre. Plus qu’une conférence, une expérience, puisque Christian vous proposera quelques exercices pour vous aider à clarifier votre lien à l’argent.
Je terminerai avec une phrase issue de l’Oracle du Peuple animal (celle du taureau) d’Arnaud Riou :
« On ne reçoit pas l’abondance, on s’ouvre à elle »
Avec amour, gratitude et ouverture à l’abondance
Aline